Franca MAÏ

Jean-Pol_et_la_mome_caoutchouc

Franca MAÏ
Jean-Pôl et la môme caoutchouc
Collection Romans
25 août 2003
ISBN : 978-2-7491-0129-3
11,15 € ttc
 

Pendant la guerre d'Indochine, Jean-Pôl, jeune quarteron d'origine indochinoise, est encouragé à s'engager dans l'armée française afin, lui susurre-t-on, de renouer avec ses racines. Mais qui est vraiment Jean-Pôl ? Sa sensibilité d'écorché vif témoigne de son mal de vivre. Dans de courts chapitres assénés comme des coups de poing, Franca Maï donne à lire toutes les pièces d'un puzzle d'où émerge la figure bouleversante de la mère de Jean-Pôl, une prostituée toxicomane, qui cherche la lumière dans un monde voué aux ténèbres.

L'auteur dit aussi l'horreur de la guerre qui déshumanise tous ceux qui y participent. Jean-Pôl se voit confier la garde d'une jeune prisonnière vietnamienne torturée et violée à loisir par des soudards. Ce sera son premier et unique amour. Avec elle, il ira au bout de l'inhumanité.

Franca Maï réussit, dans ce roman d'une violence extrême où les mots sont des silex tranchants, à mettre à nu les peaux et les âmes de ses personnages. On ne sort pas indemne d'une telle lecture.



L'auteur
Franca MAÏ

"Il y a, dans mes livres, un constat et une dénonciation, une grande critique de cette société de consommation qui a engendré un individualisme terrifiant."
Franca Maï
[dans une interview àL'Echo Républicain, mars 2008]

Franca Maï (1959-2012), 1/4 vietnamienne, romancière et artiste, est née à Paris. Tour à tour vampire dans le film culte de Jean Rollin Fascination, terroriste dans le film de Dominique Chaussois Le moustachu ou Escort Girl dans le film de Renan Chiraux Première génération, Franca Maï a aussi produit, écrit et réalisé des films alternatifs pour résister à l'atonie ambiante du politiquement correct, diffusés dans des lieux insolites : duramen, cimetières, souterrains, etc. Elle est, notamment, la réalisatrice de L'An de mes II, court-métrage traitant du rapport entre une victime et son bourreau.

Ecrivain, sa prose au scalpel est une invitation à décrypter les zones marécageuses de l'âme humaine. Fondatrice du webzine sans barbelés http://e-torpedo.net/, elle a partagé des écrits et des articles en creative commons.

Ses romans publiés au cherche midi éditeur, Momo qui kills (2002), Jean-Pôl & la môme caoutchouc (2003), Speedy Mata (2005), L'Ultime tabou (2006), Pedro (2007), L'Amour carnassier (2008) et Crescendo (2009), sont parus au format poche (Pocket, Nouvelles Voix). Egalement nouvelliste et poète, Franca Maï a griffé de nombreux recueils collectifs humanitaires : Le clochard ricanant, La dérive, Avec ma permission, L'oisillon décharné - dédié à Nathalie Ménigon - et Les repentis chantent faux - dédié à Cesare Battisti (Humanimal, éditions Archipel93) ; Jardin secret (le catalogue Vive la mode n°1) et La ligne blanche (revue CCAS infos n° 270).

Emportée sans anesthésie par un cancer le 8 février 2012, son inspiration, sa lucidité et ses multiples combats pour la liberté à travers échanges et créations, en dernière résistance face au rictus de la Faucheuse à laquelle elle répondait par ricanements, sont restés vivaces jusqu'au bout.



Extraits de presse


"LE PLUS SADOMASO :
C'est d'abord le style qui frappe. Affuté comme une lame de couteau à viande, brûlant comme une plaque chauffée à blanc. Autour des relations bourreau-victime et des femmes humiliées par leurs conjoints, Franca Maï tisse une histoire qui nous emmène en Indochine pendant la guerre et dans un petit village français."
(VSD, Olivia Benhamou et Pascale Tournier)


"L'Indochine extrême et mal orientée :
C'est un bien joli livre, mais pas de ceux à conseiller à votre meilleure amie dépressive. L'histoire ? Une prostituée a un fils qui aime une fille qui se fait martyriser pendant la guerre d'Indochine. Dit ainsi, ça ne donne pas vraiment envie.
Et pourtant Franca Maï raconte cette aventure terrible avec grâce et légèreté. D'ailleurs, la femme est jolie, urbaine et bien élevée. On se demande ce qui lui a pris d'écrire un texte aussi violent.
Alors on découvre que ce livre est son deuxième ! Bien évidemment on cherche le premier et on tombe sur
Momo qui kills. Un régal déjanté, drôle et cruel. Cette fille-là, heureusement qu'elle écrit des livres, sinon ça castagnerait sévèrement dans sa vie !"
(Voici, Tristane Banon)

PRESSE


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