Alain ROBERT
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« Si j'avais à me définir, je parlerai de cette fascination pour le vide, pour la verticale, pour le danger calculé, et de cette volonté, envers et contre tout, de continuer dans la voie que je me suis fixée il y a une trentaine d'années. » Alain Robert
Un peu tout et n'importe quoi a été écrit sur ce champion hors normes de l'escalade, cette passion viscérale qui l'anime depuis 30 ans. Condamné par les médecins à une vie végétative et malgré un handicap physique de 60 %, il nous explique comment il a fait des pieds de nez à la fatalité en grimpant au sommet de plus de 70 gratte-ciel, à mains nues, dont, notamment, la prestigieuse Sears Tower et son presque 500 m de verticale absolue.
Ce témoignage nous fait comprendre et partager l'univers d'Alain Robert, aventurier de 40 ans qui continue à gravir inlassablement les plus hauts gratte-ciel de la planète. Sans protection, sans filet, juste à l'aide de ses doigts, de ses pieds, d'une volonté hors du commun, et ce, malgré plusieurs accidents graves. Une leçon de vie.
L'auteur
Alain ROBERT
Enfant, Alain Robert rêve de suivre la trace de ses héros, Bonatti, Rébuffat et Desmaison, des hommes libres dont les récits ont bercé sa jeunesse. Sa famille, installée à Valence, n’apprécie pas les velléités du fils. C’est en cachette qu’Alain apprend chez les scouts les rudiments de l’escalade. Alain s’entraîne sur les falaises autour de Valence et devient un grimpeur de haut niveau. Ce qui le motive : « le risque calculé, la peur contrôlée, les frayeurs maîtrisées ».
Des erreurs, Alain Robert en a commis. En 1982, il a deux accidents qui le rendent invalide à 60%. Grâce à un mental hors pair, un an après son accident, Alain Robert grimpe à nouveau et atteint le plus haut niveau dans sa discipline. On lui remet le prix de la Performance Sportive en 1991. Deux ans plus tard, il reçoit le prix du C.I.O (Comité Olympique International) pour la performance d’un athlète. Un sponsor lui propose de faire un documentaire dans lequel il doit grimper des gratte-ciel. En 1994, Alain Robert grimpe sa première tour à Chicago. Alain se rend compte qu’il aime grimper ce qui semble impossible et que cela peut être pour lui une façon de pouvoir enfin vivre de sa passion.
Connu pour ses ascensions illégales, le public ignore que certaines de ses ascensions ont un but humanitaire. En 1997, son ascension illégale de la tour la plus haute du monde à Kuala Lumpur connaît un tel retentissement médiatique que la fondation Sabah de Bornéo lui demande d’escalader son gratte-ciel. En huit ans, Alain Robert a grimpé plus de 70 gratte-ciel et monuments mythiques dans le monde. Son plus grand succès : l’escalade de la National Bank of Abu Dhabi (175 m), avec plus de 100 000 spectateurs au pied de la tour !
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