Olivier DE KERSAUSON
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"J'ai voulu faire ce périple parce que cette côte a toujours été pour moi sujet d'émotion. Je sais que cette Bretagne vue de la mer, nous, les marins, nous sommes les seuls à la voir ; je voulais que nos mères, nos femmes et nos filles puissent partager le regard que le monde maritime porte sur cette côte, qui est, et vous allez le découvrir, une des plus belles du monde." Olivier de Kersauson
À bord du trimaran 0cean Alchimist, le célèbre marin se livre avec l'aquarelliste Michel Bellion à un authentique cabotage artistique. Un tour du littoral breton pour le plaisir de tous : tandis que Kersauson évoque ses chers rivages armoricains, Michel Bellion esquisse une côte échancrée, douce ou apaisée. De Saint-Malo à Saint-Nazaire, en passant par Ouessant, Belle-Île ou Molène, l'artiste, d'un trait élégant et vif, saisit ce qu'Olivier de Kersauson rapporte avec ses mots hauts en couleur et son verbe inimitable. Un album de voyage d'une grande beauté qui dévoile une Bretagne charnelle, violente et magique, une Bretagne que seuls les marins connaissent.
L'auteur
Olivier DE KERSAUSON
Issu d'un milieu conservateur, Olivier de Kersauson de Pennendreff se trouve très tôt en rupture avec les valeurs de son milieu. Il se fait renvoyer de tous les lycées religieux qu'il fréquente. Mais il décroche le baccalauréat puis s'engage dans des études supérieures : "J'ai fait de l'économie en fac, le prof avait un costume pas frais, je me suis dit que c'était une arnaque totale ; s'il avait compris l'économie, il ne serait pas là".
La mer lui permet de rendre positive cette révolte. Pendant son service militaire, il rencontre Eric Tabarly. Il sera son second pendant dix ans. En 1975, il décide de devenir skipper. Il se lance, en 1988, dans un tour du monde en solitaire que seuls Alain Colas et Philippe Monnet avaient osé tenter avant lui sur un multicoque. Cent vingt-cinq jours durant il découvre "la solitude absolue dans la beauté sauvage et hostile des Quarantièmes Rugissants et l'odeur âcre de la peur".
En 1997, il remporte le trophée Jules Verne en 71 jours. S'il est connu pour ses qualités de marin, il l'est aussi pour son franc-parler, son incapacité à se soumettre aux règles, son autoritarisme sur les bateaux (il dit pratiquer "une dictature éclairée") et sa fascination pour les nouvelles technologies appliquées à la voile.
Extraits de presse
QUATRE QUESTIONS A OLIVIER DE KERSAUSON Le temps d'un cabotage le long des rivages armoricains, le marin solitaire Olivier de Kersauson embarque à bord de son trimaran l'aquarelliste Michel Bellion. Résultat : La Bretagne vue de la mer (Le Cherche-Midi), l'album de voyage d'un pays à la fois violent et charnel.
Dans ce livre, vous parlez de la Bretagne un peu comme d'une femme... En effet, nous avons un lien amoureux. Je sais qu'elle ne m'abandonnera pas, qu'elle ne me trahira pas... C'est une femme mère dont je suis épris depuis mes escapades sur ses plages, lorsque j'avais 3 ans. Laquelle de ses courbes préférez-vous ? Tout en étant passif, je la prends toute entière. Je l'aime de Saint-Malo à Saint-Nazaire. Seriez-vous prêt à la tromper ? C'est déjà fait. Je vis une histoire forte avec la Polynésie. Chaque fois que je m'y rends, c'est un véritable bonheur. J'ai déjà fait un tour de France en "apnée" sur ma moto. Arrivé en Alsace, je me suis dit que ça manquait d'eau... Est-ce que l'écologie politique vous séduit ? J'ai tellement entendu d'obscénités de la part des écologistes ! Nicolas Hulot se balade avec un hélicoptère qui consomme autant que dix voitures. Ras-le-bol ! propos recueillis par Saïd Mahrane, Le Point, jeudi 27 juillet 2006 PRESSE
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