René DE OBALDIA
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Dramaturge, romancier, « exobiographe » et poète, Obaldia, né à Hong Kong, ayant des ancêtres au Panama, est l'« homme du monde » par excellence. La caractéristique de cet académicien atypique serait d'être dans ses livres comme dans la vie, cruel avec le sourire, tendre et grinçant à la fois, avec une sorte de fraîcheur qui est sa marque. En plus de pensées inédites, de son oeuvre ont été extraites des répliques qui font mouche et peuvent être lues comme des aphorismes ou des proverbes. Par un sens du contraste et par la force de l'évidence, Obaldia nous procure de l'émotion et nous étonne à la fois. Voici de l'humour étincelant. Oui, monsieur le président ; j'accuse mon âge. Elle avait une si piètre opinion d'elle-même qu'elle méprisa sur-le-champ l'homme qui venait de l'épouser. La vie manque de répétitions. C'est d'ailleurs pourquoi elle rate si souvent. L'auteur René DE OBALDIA Né d'un père panaméen consul du Panama à Hong-Kong et d'une mère française, René de Obaldia grandit à Paris où il fait ses études avant d'être mobilisé en 1940. Fait prisonnier, il est envoyé dans un stalag en Pologne mais rapatrié comme grand malade en 1944. Critique littéraire, il publie, en 1952, 'Les Richessesnaturelles', un recueil de récits. Après un court passage comme directeur littéraire aux Éditions Pierre Horay, Obaldia publie son premier roman 'Tamerlan descoeurs' en 1956. Suivront deux récits : 'Fugue à Waterloo' et 'La Passion d'Émile' qui en 1956 reçoit le Grand prix de l'Humour noir. Son second roman, 'Le Centenaire', est, lui, récompensé par le prix Combat en 1960. Mais c'est surtout grâce à sa carrière dramatique que René de Obaldia se fait un nom. Des pièces telles que 'Génousie', 'Sept Impromptus à loisir', 'Le Général inconnu', 'Monsieur Klebs et Rozalie', 'Du vent dans les branches de sassafras', 'La Baby-sitter' et 'Les Bons Bourgeois', lui assurent une audience internationale. |