Claude CHABROL
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En finissant ce livre, Claude Chabrol était habité d'une crainte, celle de paraître sympathique. Hélas pour lui, il semble que celle-ci ait été parfaitement fondée. On retrouve en effet avec bonheur en lisant ces Pensées, répliques et anecdotes toute la malice et l'esprit de ce metteur en scène. En particulier son coup d'oeil gourmand et impitoyable lorsqu'il s'agit de déceler le ridicule de nos moeurs en général, mais aussi de l'argent roi, de la bourgeoisie, des oeuvres humanitaires, du cinéma et de la télévision en particulier, le tout avec une bonne humeur contagieuse. Qu'il évoque les cons les plus splendides qu'il a côtoyés, les points communs entre critiques cinématographiques et gastronomiques, ou encore ses rapports avec Jean-Luc Godard. Nous vivons une époque où les pizzas arrivent plus vite que la police. On ne peut pas tout avoir. Et puis d'abord où le mettrait-on ? On ne doit pas avoir plus d'argent que son imagination ne permet d'en dépenser. La bêtise est infiniment plus fascinante que l'intelligence, infiniment plus profonde. L'intelligence a des limites, la bêtise n'en a pas. L'auteur Claude CHABROL Claude Chabrol (1930-2010) a été l’un des plus grands metteurs en scène de sa génération. On lui doit notamment Le Boucher, Que la bête meurt, ou encore La Cérémonie. Projectionniste dans un petit village de la Creuse, Claude Chabrol participe d'abord aux Cahiers du cinéma en tant que critique avant de fonder une société de production, avec Jacques Rivette, qu'il finance grâce à son mariage avec une jeune héritière. En 1958, il réalise son premier long-métrage Le beau Serge. Le film s'intègre parfaitement à la Nouvelle Vague. |