Charles DE GAULLE

Traits_d_esprit_(NE)

Charles DE GAULLE
Traits d'esprit (NE)
Présentation : Marcel JULLIAN
Collection Documents
10 juin 2010
ISBN : 978-2-7491-1787-4
14,20 € ttc
 

Tous les Français connaissent Charles de Gaulle, le militaire, le politique, l'homme d'État, et sa gouaille, son esprit, son sens de l'humour, de la repartie et, bien sûr, sa causticité inimitable.

Tous, autour de lui, en ont fait les frais, à l'instar de ce parti politique dont il déclarait : « Je ne peux pas dire que je les déteste, on peut détester Hitler ou Staline, on ne peut pas détester le néant. »

Chacun de ses « Traits » faisait mouche, quelle qu'en fût la cible, mais l'humour, féroce à souhait, n'était jamais vraiment gratuit. En soulignant les travers des uns, les lâchetés des autres, la médiocrité ambiante, Charles de Gaulle illustrait par le propos sa vision des êtres et des choses.

Je n'estime que les gens qui me résistent... mais je ne peux pas les supporter.

Comme un homme politique ne croit jamais ce qu'il dit, il est tout étonné quand il est cru sur parole.

La démocratie n'est supportable qu'à une condition : y avoir la majorité.

- Mon général, pour qui faut-il voter ?

- Sachez qu'on ne vote jamais pour quelqu'un mais contre quelqu'un.

Je préfère un homme dont je sais qu'il a été une fripouille à un homme dont j'ignore s'il ne va pas devenir une fripouille.



L'auteur
Charles DE GAULLE

Issu d'un milieu traditionnaliste et catholique, Charles de Gaulle est admis à Saint-Cyr, puis débute sa carrière militaire sous les ordres de Pétain. Blessé durant la Première Guerre, il est envoyé en Pologne - où il se bat contre la Russie soviétique - en Allemagne et au Liban. La Seconde Guerre éclate, sous-secrétaire à la Défense nationale dans le gouvernement Raynaud, il s'oppose à l'armistice et rejoint Londres. De là, il lance le fameux appel du 18 juin 1940 en faveur de la poursuite de la lutte armée, et organise la Résistance. Paris fête son retour en août 1944. Il forme alors un gouvernement provisoire, dont il démissionne deux ans plus tard. Commence une 'traversée du désert', qui s'interrompt lorsque René Coty le rappelle au pouvoir en 1958, en pleine guerre d'Algérie. Président du Conseil disposant des 'pleins pouvoirs', il fait approuver la nouvelle constitution : il est élu premier président de la Ve République en décembre. Durant les négociations des accords d'Evian, il échappe à un attentat de l'OAS. Réélu en 1965, son pouvoir est affaibli par la crise de mai 68. L'échec du référendum sur la réforme du Sénat le décide à se retirer du jeu politique un an après.

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