| Léo FERRÉ |
| Avec le temps / Coma lo temps |
| Chansons, édition bilingue en français et en occitan |
|
Traduit
par Joan Pau VERDIER |
| Collection Hors-collection |
| 07 juin 2007 |
| ISBN : 978-2-7491-0821-6 |
| 20 € ttc |
Pour Fred Chichin, le guitariste des Rita Mitsouko, Léo Ferré est un « monument » de la chanson moderne : « Si on a vraiment eu un grand artiste dans la musique populaire, visionnaire, capable de s'exprimer aussi bien seul au piano, avec un groupe de pop électrique ou un grand orchestre, c'est bien lui. Il composait, écrivait les arrangements et était un immense poète. »
Voici un choix des plus belles chansons de Léo Ferré : Avec le temps, Vingt ans, Pauvre Rutebeuf, Les poètes, C'est extra, L'affiche rouge, Merde à Vauban, Graine d'ananar, Monsieur William, La mémoire et la mer, etc. Les textes sont signées par Ferré lui-même ou par les poètes qu'il aimait et qu'il a mis en musique : Aragon, Caussimon, Rimbaud, Rutebeuf, Seghers, Verlaine.
Voici Léo ferré en édition bilingue : en français et en occitan. Joan Pau Verdier l'a traduit et le chante dans la langue des troubadours. Cet ouvrage est en effet enrichi d'un CD inédit : Léo en òc. Pour Ferré, Verdier était un « frangin », un ami. « L'amitié, c'est l'amour », disait Ferré. Avec ce recueil et ce disque, Verdier « donne à aimer » les chansons de Léo.
Voici Avec le temps / Coma lo temps. C'est un florilège. C'est aussi le titre de la dernière chanson que Ferré a interprétée sur scène lors de son ultime concert, le 27 août 1992, à Saint-Florentin, dans l'Yonne. Il avait demandé au public de ne pas applaudir, il est parti en silence... Avec le temps, tout s'en va. Mais Léo Ferré demeure.
Léo Ferré (24 août 1916 à Monaco - 14 juillet 1993 à Castellina in Chianti, Italie) est un poète, anarchiste et musicien franco-monégasque, auteur-compositeur-interprète de chansons. Il vécut principalement à Monaco, à Paris, dans le Lot (46), et finit sa vie en Toscane.
Léo Ferré s'intéresse très tôt à la musique. A l’âge de sept ans, il intègre la Chorale de la Maîtrise de la Cathédrale de Monaco, et y apprend le solfège et l'harmonie. Il découvre la polyphonie au contact des œuvres de Palestrina et de Tomás Luis de Victoria.
Après la Seconde Guerre mondiale il s'installe à Paris où il commence à chanter dans les théatres et les cabarets. Il rencontre Charles Trénet, les Frères Jacques, Charles Aznavour et Jean-Roger Caussimon qui devient l'un de ses complices et l'auteur de certains de ses premiers succès comme Monsieur William. Il devient alors parolier pour les interprètes de l’époque : Edith Piaf, Renée Lebas, Yvette Giraud, Henri Salvador, Les Frères Jacques.
1955 est l'année de la consécration. Il est programmé en vedette à l'Olympia pendant vingt soirées. C'est une année très productive, qui voit l'enregistrement de nouveaux titres, Vise la réclame, Monsieur mon passé, Le guinche et met en musique l'un des grands textes de la poésie médiévale avec Pauvre Rutebeuf.
Grand amoureux de la littérature, il met en musique des poésies extraites des Fleurs du Mal de Charles Baudelaire. En 1964, il enregistre un double album de poèmes de Verlaine et de Rimbaud.
À partir du moment où il reprend son contrat à Eddy Barclay, période des immenses succès (Avec le temps et C'est extra), il se réalise pleinement en tant qu'artiste ; sa musique et ses textes deviennent débridés : longues litanies enflammées comptant parmi les moments les plus intenses de la chanson française.
Dans ses textes, Ferré mêle le lyrisme, l'argot, l'amour et l'anarchie. Occupant une place centrale dans le monde de la chanson française, il est sans doute une des références absolues dans ce domaine.
|
||||
|
Georges BRASSENS Oeuvres complètes |
|
||||
|
Loïc ROCHARD Brassens par Brassens |
|
||||
|
Serge GAINSBOURG Pensées, provocs et autres volutes |
|
||||
|
Leonard COHEN Le livre du désir |