| ALAIN-FOURNIER |
| Colombe Blanchet |
| Esquisses d'un second roman inédit |
| Collection Amor Fati |
| 16 octobre 2003 |
| ISBN : 978-2-7491-0127-9 |
| 17 € ttc |
Nouvelle édition avec nouvelle couverture
Mettre au jour un inédit d'Alain-Fournier revient un peu à exhumer les reliques d'un être cher que l'on croyait perdu. Que serait devenue l'oeuvre de l'auteur du Grand Meaulnes si la guerre ne l'avait emporté en pleine gloire ?
Comme dans Le Grand Meaulnes, c'est sur le thème de la quête éperdue de la pureté qu'Alain-Fournier tend la trame de son écheveau. On retrouve, dans Colombe Blanchet, transfigurés, les souvenirs et lieux d'enfance qui peuplent l'imaginaire du romancier, mais surtout et pour la première fois, les éléments de sa vie adulte cristallisés autour de Mirande où il fut en garnison.
À celle qui lui inspira Yvonne de Galais, la seule femme capable de lui apporter « la paix et le repos », Alain-Fournier écrivait : « C'est à vous que j'aimerais raconter Colombe Blanchet. »
Fils d'un instituteur, Henri Alban Fournier dit Alain-Fournier [1866-1914] passe son enfance dans le sud du Berry avant de monter à Paris. En 1901, il entre au lycée de Brest pour se préparer à l'Ecole normale supérieure au lycée Lakanal où il rencontre son ami Jacques Rivière, avec lequel il entretient une correspondance jusqu'en 1914. Echouant à l'Ecole normale, il entre dans l'armée où il sera élève-officier puis sous-lieutenant.
Après son service, il entre en 1910 comme rédacteur à Paris-Journal et commence parallèlement l'écriture du Grand Meaulnes. Trois ans plus tard, le roman paraît dans La Nouvelle Revue Française puis, édité chez Emile-Paul, frôle le prix Goncourt (d'une voix).
En 1914, Alain-Fournier se lance dans l'écriture d'une pièce de théâtre, La Maison dans la forêt. Mobilisé dès le début de la Première Guerre mondiale, il sera tué à Dommartin-la-Montagne cette même année.