Après la mort de sa compagne à la maternité, Guillaume se retrouve seul avec Justine, un bébé de quatre jours. À mesure qu'il apprend à faire face au quotidien, se forge en lui un puissant instinct paternel. Bientôt, il se sent tellement absorbé par sa fille que son corps subit une lente métamorphose, comme s'il remontait le cours de sa propre histoire. Son existence tend alors vers un huis clos fusionnel avec Justine, qui grandit sous ses yeux à mesure qu'il régresse...
Dans un style épuré, aux accents kafkaïens, Hugues Royer signe un roman bouleversant, flirtant avec le fantastique, sur le choc de la paternité. Un roman qui serre le coeur, en écho avec les questionnements contemporains sur les nouveaux pères.
L'auteur
Hugues ROYERHugues Royer en 1965. Il a tout juste un an lorsque ses parents, agriculteurs, s'installent à en l'Indre-et-Loire. Très tôt, il se réfugie dans la lecture et la rêverie, tout en multipliant les efforts pour paraître "normal ". Privé d'odorat par diverses allergies, victime de crises d'asthme chroniques, il regarde très vite l'école comme un moyen de se libérer d'un environnement qui l'oppresse. Et découvre les vertus thérapeutiques de l'écriture, qui devient sa colonne vertébrale.
Le baccalauréat en poche, il s'installe à Paris en 1984. Avec son DEA de philosophie, sans vocation particulière, il choisit d'enseigner. Il débute son service militaire en 1990, veille de l'invasion du Koweït par l'Irak. Titulaire d'un DESS de psychologie sociale, il y exerce les fonctions de psychologue recruteur au Centre de Sélection de l'Armée de Terre. De retour à la vie civile, il quitte l'enseignement et devient journaliste. Dès 1994, il publie son premier livre, un conte pour enfants, Luce et l'abominable pou - le premier volet d'une trilogie dont le deuxième recevra le "Prix des Sept Tours 1995".
Chroniqueur gastronomique, il travaille également, en free lance, comme directeur de collection pour les éditions Atlas. Parallèlement, il publie des biographies de plusieurs artistes du show-biz, parmi lesquels Francis Cabrel et Michel Berger. En 1996, il devient le nègre de Madame Soleil. En 1998, alors qu'il rédige ses premiers articles pour la presse people, sort Mille et Une Raisons de rompre (Zulma), un roman par aphorismes qui rencontre un joli succès d'estime. L'année suivante, la critique, Frédéric Beigbeder en tête, salue Mémoire d'un répondeur comme "un objet littéraire insolite". En 2001, Hugues Royer rencontre Bernard Wallet, le charismatique maître d'œuvre des éditions Verticales, qui va éditer son troisième roman, La Vie sitcom. En janvier 2004, comme si chacun de ses livres était conçu comme un projet unique, il publie son quatrième roman, Comme un seul homme. D'un livre à l'autre, un auteur se dévoile, un univers se forge…