| François BOTT |
| Faut-il rentrer de Montevideo ? |
| Collection Romans |
| 18 août 2005 |
| ISBN : 978-2-7491-0425-6 |
| 13 € ttc |
Les écrivains sont entourés de fantômes qu'ils entretiennent en secret, comme des danseuses ou des demi-mondaines. Parfois, certains de ces fantômes les tirent par la manche, pour devenir des personnages de roman. Voilà comment, durant le printemps 2003, Isidore Ducasse, le plus ténébreux des poètes français né à Montevideo, Arthur Cravan, le plus fantasque des poètes boxeurs, et Rik Van Steenbergen, le flambeur des casinos et des tables de poker, ancien champion du monde cycliste, se sont retrouvés colocataires du même roman.
Après avoir passé son enfance sur les bords du Rio de la Plata, Isidore Ducasse (alias comte de Lautréamont) mourut, obscur et solitaire, dans un garni, rue du Faubourg Montmartre pendant le siège de Paris, en novembre 1870. Arthur Cravan disparut mystérieusement au Mexique, en 1918, sans avoir eu le temps d'inaugurer ces années folles dont il avait été le précurseur. Rik Van Steenbergen s'éteignit à Anvers, dans la misère et la solitude...
Pendant des semaines, de Paris à Montevideo, des bords de l'Escaut à ceux du Rio de la Plata, François Bott est allé sur les traces de ses personnages. La poésie, la boxe, le cyclisme, le poker, la roulette, le jazz se mêlent dans ce roman qui s'efforce de pénétrer les secrets d'Isidore, d'Arthur et de Rik, et le mystère de leur disparition.
Sitôt sa licence de philosophie acquise, François Bott fait ses débuts dans le journalisme à la fin des années 1950 en tant que rewriter pour le journal France-Soir. De 1965 à 1966, il dirige les pages littéraires de L’Express, puis fonde Le Magazine littéraire en 1967. En 1968, il rejoint le quotidien Le Monde et y devient chef adjoint de la rubrique littéraire. Se consacrant dès lors entièrement au Monde des Livres, il assurera la direction de ce service de 1981 à 1991.
Durant les quatre années suivantes, il tiendra dans ces pages une chronique d’Histoire littéraire. En 1995, il quitte Le Monde et le journalisme pour se consacrer uniquement à l’écriture. Il est l’auteur de plus de vingt-cinq livres.