« Elles sont à l'opposé des femmes extrêmes. Le contraire des femmes fatales. Ce sont les gourmandes, les femmes de plaisirs, les dames de coeur. Épicuriennes par nature et par inclination, par vocation, Mme de Sévigné, Mme de Tencin, Juliette Récamier, Colette, Arletty, Louise de Vilmorin, Françoise Sagan se ressemblaient, malgré les différences d'époque, de style et de mode. Elles avaient un air de famille. C'étaient des héroïnes de la vie, des charmeuses de l'existence, et celle-ci leur rendait la politesse. Elles croyaient à la légitimité du bonheur et mettaient le malheur en résidence surveillée », écrit Françoit Bott. Il évoque aussi Virginia Woolf et Katherine Mansfield, qui auraient pu se rencontrer un après-midi de septembre 1917 à Londres.
François Bott a l'art, en quelques pages délicates et légères, de restituer une allure, une silhouette, une insolence à vivre.
Un bonheur de lecture pour les amateurs de femmes.
L'auteur
François BOTTSitôt sa licence de philosophie acquise, François Bott fait ses débuts dans le journalisme à la fin des années 1950 en tant que rewriter pour le journal France-Soir. De 1965 à 1966, il dirige les pages littéraires de L’Express, puis fonde Le Magazine littéraire en 1967. En 1968, il rejoint le quotidien Le Monde et y devient chef adjoint de la rubrique littéraire. Se consacrant dès lors entièrement au Monde des Livres, il assurera la direction de ce service de 1981 à 1991.
Durant les quatre années suivantes, il tiendra dans ces pages une chronique d’Histoire littéraire. En 1995, il quitte Le Monde et le journalisme pour se consacrer uniquement à l’écriture. Il est l’auteur de plus de vingt-cinq livres.