Franca MAÏ
> Les premires pages (Chapitre1)
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Une fillette est violée et assassinée. Un professeur, coupable jadis d'un acte pédophile, est soupçonné de ce crime. La recherche ADN le disculpe. La mère de l'enfant, murée dans son chagrin, va au-devant de cet homme pour essayer de comprendre. Entre elle et ce pédophile passif va se nouer un dialogue étrange, dérangeant. L'affrontement de deux peaux à nu.
Franca Maï va au plus près des vérités antinomiques de ces êtres dans un style acéré et percutant. Nul ne sortira indemne après la lecture de ce roman. L'Ultime Tabou s'inscrira au fer rouge dans les mémoires.
L'auteur
Franca MAÏ
"Il y a, dans mes livres, un constat et une dénonciation, une grande critique de cette société de consommation qui a engendré un individualisme terrifiant." Franca Maï [dans une interview à L'Echo Républicain, mars 2008]
Franca Maï, 1/4 vietnamienne, romancière et artiste, est née à Paris dans le quatorzième arrondissement. Tour à tour vampire dans le film culte de Jean Rollin Fascination, terroriste dans le film de Dominique Chaussois Le moustachu ou Escort Girl dans le film de Renan Chiraux Première génération, Franca Maï a aussi produit, écrit et réalisé des films alternatifs pour résister à l'atonie ambiante du politiquement correct, diffusés dans des lieux insolites : duramen, cimetières, souterrains, etc. Elle est, notamment, la réalisatrice de L'An de mes II, court-métrage traitant du rapport entre une victime et son bourreau.
Depuis 2002, elle sévit dans la littérature et sa prose au scalpel est une invitation à décrypter les zones marécageuses de l'âme humaine. Cofondatrice, avec Di2 Delaine, du webzine sans barbelés http://e-torpedo.net/, elle partage des écrits et des articles en creative commons.
Ses romans publiés au cherche midi sont tous parus au format poche (Pocket, Nouvelles Voix). Egalement nouvelliste et poète, Franca Maï a griffé de nombreux recueils collectifs humanitaires : Le clochard ricanant, La dérive, Avec ma permission, L'oisillon décharné - dédié à Nathalie Ménigon - et Les repentis chantent faux - dédié à Cesare Battisti (Humanimal, éditions Archipel93) ; Jardin secret (le catalogue Vive la mode n°1) et La ligne blanche (revue CCAS infos n° 270).
Extraits de presse
CRIME SANS NOM « Quand on perd ses parents, on est orphelin. Quand on perd un enfant, il n'existe aucun mot. Peut-être pour nier une réalité qui est la pire hantise de ceux qui fondent une famille. Et sans doute aussi parce qu'il n'est pas de terme qui puisse décrire le désespoir de voir disparaître votre chair et votre sang. Sinon l'amputation. Et lorsque l'horreur s'ajoute à l'horreur, que sa fillette a été torturée, violée et enterrée vivante, sa mère devient toute douleur : "Que font-ils là tous ces gens ? En quoi se sentent-ils concernés ? Ce n'est pas leur enfant. (...) Qui pourrait réveiller ma fille ? Lui enlever la terre de la bouche ?" La police trouve un coupable, son propre voisin, déjà emprisonné pour pédophilie. Mais le voisin est innocent et la mère va lui demander l'indicible : raconter ce qu'il y a dans la tête de l'un de ces psychopathes qui défraient les chroniques faits divers et justice. Commence un récit terrible d'une double vérité : le passage à l'acte d'un malade et l'agonie de sa fille. Chaque lettre livrée par courrier lui apporte quelques minutes des souffrances de son enfant, chaque discussion rend horriblement humains les crimes les plus impardonnables. Franca Maï a un style incomparable : le récit, si difficile soit-il, se dévore de façon insatiable, pour comprendre sans pardonner. "Lorsqu'un enfant aime la confiture, allez-vous l'autoriser à dévorer tous les pots juste pour satisfaire son envie ? Lorsqu'il est attiré par la prise électrique, le laissez-vous se griller les doigts ? Non, vous le guidez." En adoptant le point de vue d'une survivante à l'horrible tragédie, Franca Maï signe un roman bouleversant. » C. M., La Gazette
L'ULTIME TABOU « D'un thème sulfureux, la pédophilie, Franca Maï tire un roman incisif et sobre, à fleur de silence. L'histoire, celle d'une jeune femme apprenant simultanément le viol et la mort de son enfant. Une idée fixe : "coincer l'immonde", mais qui est le monstre ? Rien de tel, pour lever le tabou, qu'une intrigue dédoublée, mettant aux prises le martyre de la mère et le calvaire d'un faux coupable, ancien pédophile désormais repenti. Le roman est le dialogue, sans psychologisme, de ces deux êtres blessés. » Thomas Regnier, Nouvel Observateur PRESSE
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