| Louis MEXANDEAU |
| Nous, nous ne verrons pas la fin |
| Un enfant dans la guerre (1939-1945) |
| Collection Documents |
| 29 mai 2003 |
| ISBN : 978-2-7491-0113-2 |
| 20 € ttc |
Le Nord-Pas-de-Calais sous la botte nazie
Enfant, Louis Mexandeau a vécu, de 1939 à 1945, les jours dramatiques de la Seconde Guerre mondiale dans son village natal, près d'Arras. Dans une famille résistante de la première heure, dont le chef fut déporté, et une région, le Nord-Pas-de-Calais, marquée du triple sceau du travail, du courage et du malheur.
Une invasion impitoyable ponctuée d'une multitude de « mini-Oradour ». Une occupation brutale, massive, ruineuse. Une résistance précoce, générale, déterminée, sur fond d'anglophilie. Une répression féroce, un millier de fusillés, des milliers de déportés. Plus de quatre ans durant, le sang de martyrs coula à flots avec les figures incandescentes et héroïques de ceux qui savaient qu'« ils ne verraient pas la fin ». Et, au milieu de tant de drames largement ignorés jusqu'à ce jour, au coeur de cette résistance des mineurs, des paysans, des pauvres, les travaux et les jours d'un village d'Artois, avec ses moments de gaieté et d'espoir.
Né près d'Arras en 1931, le jeune Louis Mexandeau vit la guerre dans une famille protestante, engagée dans la Résistance avec un père déporté. Une agrégation en histoire obtenue, il devient professeur d'université et s'installe dans la région caennaise.
En 1965, il rencontre François Mitterrand. Avec Pierre Joxe, Claude Estier, Charles Hernu et Louis Mermaz, il milite au sein du Convention des institutions républicaines et de la Fédération de la gauche démocrate et socialiste. Il fait parti pendant 30 ans du cercle des fidèles de Mitterrand. En 1973, il est le premier député du Calvados de gauche de la Cinquième République, mandat dont il démissionnera en 1981 lors de sa nomination comme Ministre des PTT le 22 mai 1981.
Il est réélu en 1986, jusqu'à sa nouvelle nomination ministérielle en 1991, puis en 1993 jusqu'en 2002. Homme fort du socialisme bas-normand, il tente vainement pendant trente ans, en parallèle de son mandat de parlementaire, de ravir la mairie de Caen à Jean-Marie Girault puis en 2001 contre Brigitte Le Brethon (42,08% contre 57,92 %), dont il reste élu d'opposition.
Il est membre associé de l'Académie de Caen.