Il y a des hommes que les combats subliment. André Auberger est de ceux-là.
1962 : il est appelé sous les drapeaux. La guerre d'Algérie s'achève. Mais les opérations de maintien de l'ordre se poursuivent. Un soir, en route vers une mechta (un hameau), sa section tombe dans une embuscade. Les rafales crépitent. André est grièvement touché. Ses jambes ne répondent plus. On le dit mort.
Cloué au lit, il sait que jamais plus il ne remarchera...
La France lui offre « un fauteuil pour la vie ». Il sera son compagnon. Un lien. Un associé. Un mariage de raison. Le complice de chacune de ses actions.
De son fauteuil, il apporte son soutien aux autres. Il entre au sein de la Fédération française Handisport. Il en sera le président vingt-sept ans durant.
En bâtisseur, il dirigera à Paris les travaux d'une résidence internationale d'hébergement pour les handicapés, inaugurée par Jacques Chirac.
Juan Antonio Samaranch, Jacques Rogge, Henri Sérandour, Jean-François. Lamour, Bertrand Delanoë et Jean-Paul Huchon l'épauleront dans toutes ses initiatives.
Dans ce livre, il veut témoigner que tout homme animé d'une conviction, quel que soit son état, peut « construire des cathédrales sociales et culturelles ». Il se veut être « lui ». Être, donc, comme les autres.
Il l'est !
Cet ouvrage est un livre de chevet, pour qui entend sauter tous les obstacles de la vie.
Michel DRUCKER
Les droits d'auteur, à la demande d'André Auberger, sont intégralement reversés à la Fédération française Handisport.
André Auberger a passé sa vie dans un fauteuil, suite à une blessure pendant la guerre d'Algérie. Président de la Fédération Handisport, il a contribué non seulement à développer les Jeux Olympiques Handisport mais aussi à améliorer les conditions de vie quotidienne de ses pairs : espaces dans les trains et avions, bus, aménagements des chambres d'hôtels, toilettes et autres lieux d'aisance, franchissement des trottoirs.
Extraits de presse
[...] C'est cet amour de la vie, ce goût pour l'action et cette attention aux autres qui suintent dans ce livre poignant. Sur un ton jamais larmoyant ni donneur de leçon, André Auberger raconte son action et lance quelques pistes pour une meilleure prise en compte du sport pour personnes handicapées. Dominique Gerbaud, La Croix.