Un jeune déraciné, tenu debout par sa rage à écrire et à vivre, affronte la monstruosité du monde qui l'entoure. Le journal intime, comme une ivresse de soi, canalise les éruptions volcaniques et l'éveil aux sens de cet adolescent qui sait qu'il sera à jamais en marge.
Et c'est la guerre. L'Occupation. La peur du futur devient peur du présent. Boris avait déjà appris à mentir pour vivre, il apprend désormais à trahir pour survivre, se garder intact. Car l'essentiel, ce ne sont pas les idéaux, mais l'idée fixe : rester en vie.
Ce roman autobiographique se lit d'une traite.
L'auteur
Boris SCHREIBERNé en 1923, à Berlin, de parents juifs russes exilés après la Révolution de 1917. Le père est agent commercial auprès de l'ambassade soviétique, et sera remercié après le durcissement du régime stalinien à la fin des années vingt.
Enfance précaire en Belgique puis en France où la famille finira par s'installer.
Si le père demeure attaché à l'ordre prussien et la mère à la mélancolie slave, Boris, lui, élit domicile dans la langue française, tout en demeurant un exilé perpétuel.
Boris Schreiber a vécu au gré des fortunes et des infortunes de son homme d'affaires de père. Il a vaguement été professeur de français, mais l''écriture aura été sa seule véritable activité.